Yvonne, Princesse de Bourgogne

YVONNE, PRINCESSE DE BOURGOGNE de Witold Gombrowicz
(Festival des nuits de Joux 2014)
mise en scène : Charly Marty / 
assistanat à la mise en scène : Lina Errida
avec : Mathieu Barché, Cantor Bourdeaux, Bénédicte Choisnet, Damien Houssier, Léopoldine Hummel, Maxime Kerzanet, Charlotte Ligneau, Anaïs Mazan, Thomas Piguet
costumes : Benjamin Moreau / réalisation costume : Pierre-Jean Beray, Marie Odin
assistante costume : Pauline Choulet, Eloise Simonis / scénographie : Benjamin Moreau
assistante scénographie : Berthe Moret / lumières : Claire Micgoux / son : Viencent Fleury
Régie générale : Sabrina Bayet / Régie plateau : Tibaut Chupin
administration : Coline Blin, Thibault Hermouet, Morgane Parent, Carole Richard, Pauline Vanier
production : CAHD /  Festival des nuits de Joux

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Extrait du journal du festival , Les nouvelles du château :

Yvonne, princesse de bourgogne, deuxième spectacle réunissant l’ensemble des comédiens des Nuits de Joux commence enfin !

Rencontre avec Charly Marty, metteur en scène du projet.

Pourquoi avoir choisi cette pièce ?

« D’abord c’est une pièce que j’ai découverte il y a longtemps, j’en suis tombé follement amoureux parce que j’y trouvais dedans tout ce que j’aimais au théâtre : de l’humour, de la cruauté, du rite, de la folie… Pourtant, j’ai ensuite monté plusieurs des œuvres de Gombrowicz; mais jamais Yvonne. Pour les Nuits de Joux, j’ai eu le désir et la nécessité de revenir à ce premier amour parce que cette pièce raconte, en secret, quelque chose de ce festival, de ce que nous y vivons chaque année, elle parle de théâtre, mais au sens Shakespearien du terme : un globe à doubles significations. »

Comment as-tu travaillé avec les comédiens ?
« J’ai voulu qu’on s’empare de cette pièce collectivement, je ne voulais surtout pas la monter comme j’avais pu en rêver il y a quelques années. J’ai proposé une distribution à « contre-emploi » inversant même les sexes pour pouvoir la re-découvrir mais aussi pour renforcer le fait que l’on parle de personnages avec des masques sociaux qui se retrouvent soudainement mis à nu. Au départ nous avons travaillé en improvisant : trouver la situation au plateau, puis revenir au texte, trouver sa musicalité, son rythme. Il y beaucoup de moment solo, j’ai voulu que tout les personnages en aient un, j’ai donc laissé beaucoup de place aux propositions des acteurs. »

Ton projet est ambitieux pour si peu de temps de création…

« Le processus de travail de ce festival est particulier, monter autant de spectacles en si peu de temps fait naitre des formes brutes, belles et généreuse ; il y a quelque chose de magique dans notre art qui peut transformer les faiblesses en forces, c’est un art vivant. Aussi ce que j’ai voulu mettre en scène c’est cette magie du vivant et de l’instant présent, avec sa dangerosité et sa beauté. « 
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(photos Claire Michoux)